Image à la une : Esplanade de Bou Djeloud dans les années 1930, cliché anonyme. Cette esplanade servait à la concentration de troupes. Au centre, une construction mérinide aujourd’hui disparue : le herri ou écurie ; à droite, le premier minaret est celui de la mosquée de Bou Djeloud

J’ai retrouvé un article de Marcel Bouyon, initialement publié dans « L’écho d’Oran » , puis dans le « Progrès de Fez » « Pour servir de conte de Noël » le 18 décembre 1940 sous le titre « Évoquons un passé récent : Le Batha, Dar Beïda, Bou Djeloud ». Il a été repris pour partie dans le « Courrier du Maroc » en août 1952 sous le titre « Évocation du passé autour de Bou Djeloud ». Les périodes de vacances, où l’actualité est souvent réduite, sont propices à (la reprise) des évocations historiques !! Dans son article Marcel Bouyon utilise l’écriture de « Bou Djeloud », je l’ai conservée.

Les Marocains en général, connaissent peu ou mal, les origines du Palais du Batha, de la résidence de Bou Djeloud – ou Dar Beïda -. Récemment, un touriste – il est bien excusable – demandait le plus sérieusement du monde, au guide qui lui faisait visiter le Palais du Batha : « Est-ce bien là un des fameux palais construits sous le règne du Sultan Mansour le Doré ? »

Ces constructions sont beaucoup plus récentes. Elles ont un peu plus d’un demi siècle et nous croyons être utile en révélant les origines et, pour ce faire, nous ferons appel au plus savant des guides : le colonel comte de Castries dont nous utiliserons la documentation*

*La note historique du colonel de Castries sur le Batha, le Palais de Dar Beïda et Bou Djeloud a été communiquée  à M. Bouyon par Marcel Vicaire, chef du Service des Arts Indigènes.

Les Beni Merin, avant de fonder Fès-Djedid, habitèrent quelques temps la casbah de Bou Djeloud que les Almohades avaient construite pour leurs troupes, ainsi que son nom l’indique : Djennoud, pluriel de Djend : armée, troupe, déformé en Bou Djeloud et même Boujeloud. Ce nom de Bou Djeloud s’appliqua par la suite, à la plus grande partie du terrain qui s’étend entre Fès-Djedid et Fès-Bali.

Les Saadiens et les premiers souverains de la dynastie Alaouite résidant peu à Fès, se contentèrent d’habiter le Dar-el-Maghzen et ne cherchèrent pas à s’agrandir vers l’est. Sous le Sultan Moulay Abdallah (1729-1757) les terrains de Bou Djeloud, cultivés comme les autres jardins de Fès, étaient la propriété en grande partie du fastueux amine Adeïel, (orthographié aussi Adiyel). Le sultan très avare supportait mal le luxe de ce « Fouquet marocain » et on raconte qu’il aurait peut-être hâté sa fin.

Sidi Mohamed Ben Abdallah (1757-1790) succéda à son père et porta ses vues sur les terrains de Bou Djeloud qui avaient été constitués en « Habous » au profit de la mosquée de Sidi Feredj. Une transaction intervint entre le Nadir du Sultan qui, par voie d’échange, devint acquéreur de l’ancienne propriété Adeïel.

 

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Plan des aménagements autour de Bou Djeloud

Sidi Mohamed fit construire le pavillon « E » devant lequel on planta deux arbres de Judée (didia) rapportés de Moulay Bouchta, probablement au retour de l’expédition que le sultan fit contre les Cherraga en 1786. Ces arbres qui existent toujours, auraient donc, aujourd’hui, plus de 160 ans.

Sur la porte du pavillon un médaillon en zelidjs porte l’inscription suivante, tirée de la Borda* « Quelle fortune pour nous, musulmans puisque nous trouvons en la protection du Prophète Mohamed, un pilier indestructible« . Stance 126

* La Borda ou Burda  a été traduite par René Basset en 1894. La qasida al-burda (ou poème du manteau) a été écrite par le cheikh El-Bousiri, auteur également de el-hamziya. Ces deux poèmes à la gloire du Prophète, étaient étudiés chaque soir à la Qaraouiyine, pendant les quinze jours qui précédaient l’anniversaire de la naissance du   Prophète  : on les appelait el-Miloudiya – les lectures du Mouloud -. J’ignore si cet enseignement persiste actuellement.

Le nom el-Burda est expliqué par la visite du Prophète qu’El-Bousiri reçut en rêve, un soir, avant de conclure l’écriture de ce poème. Le Prophète s’approcha de lui et le couvrit de son manteau, El Burda – le manteau – d’où le nom du poème.

Un sultan vertueux

C’est à Moulay Slimane (1795-1822) fils de Sidi Mohamed, qu’est dûe la construction du pavillon « F ». Ce pieux et vertueux sultan, qui portait des pantalons rapiécés, qui avait comme chaîne de montre un méchant cordon de laine et qui se nourrissait d’un maigre couscous (dans le Kitab el Istiqça), aimait à passer de longues heures dans le petit enclos qui est aujourd’hui complanté  de grands orangers.

Rigoureux observateur du cherâ, qui ne permet pas à un Sultan d’avoir une fortune personnelle, il cultivait de ses mains les plates-bandes de son jardin, en récoltait lui-même les fruits et les envoyait vendre en Médina par son nègre, voulant tirer de l’argent de son travail et non du Bit el Mâl – trésor public du sultanat -. On voit encore dans le jardin le banc où Moulay Slimane se reposait et la fontaine où il lavait ses mains après avoir bêché la terre. Ce sultan avait aussi construit le pavillon « M », sur l’emplacement où se trouvent actuellement les chambres 4 et 5 du Dar el Beïda. La tradition rapporte qu’il y venait lire le Bukhari – recueil de hadiths de Mohammed al-Bukhari – en compagnie de Sidi el Hadj el Arbi d’Ouezzan. Ce pavillon comme on le verra plus loin a été détruit par Moulay el Hafid

Moulay Abderrahmane (1822-1859) fit construire les pavillons « G » et « I » situés de part et d’autre de la porte d’entrée ainsi que le poste vitré « K ». Contrairement à une opinion courante, ce sultan n’est pas mort dans le pavillon « G », mais bien à Meknès, le 28 août 1859 et fut enterré dans le mausolée de Moulay Ismail (Kitab el Istiqça).

C’est à son fils Sidi Mohamed (1859-1873) qu’est dû le pavillon « D », élevé près de la noria. La porte d’entrée des jardins de Bou Djeloud situé entre les pavillons « G »et « I » est antérieure à sa construction ; elle fut ouverte dans l’ancien mur qui séparait, depuis longtemps Bou Djeloud en deux parties distinctes, sous le règne de Moulay el Yazid (1790-1792), en 1790-1791 comme en témoigne l’inscription suivante qu’on lit sur deux médaillons en zelidjs placés à droite et à gauche au dessus de la baie : « Combien est admirable la construction de Moulay el Yazid, le descendant des preux ».

Un lieu de réceptions solennelles : El-Batha

Et nous voici arrivés à une époque plus récente. Ainsi qu’on le voit, jusqu’au règne de Moulay el Hassan – le grand-père du sultan actuel, Sidi Mohamed – il n’y avait à Bou Djeloud que des pavillons isolés où les sultans venaient passer les beaux jours dans un paysage plus enchanteur et plus familier que celui du Dar-el-Maghzen ; chaque souverain respectant les demeures de ses ascendants, se gardant de les habiter et, à défaut d’entretien, y faisaient de pieuses visites de commémoration.

Moulay el Hassan (1873-1894) conçut le projet d’étendre, jusqu’à Fès el Bali, la résidence impériale et dans ce but, il acquit aux ouled Ben Djelloun, la partie Est de Bou Djeloud appelée El-Batha. Il y fit élever le vaste édifice qui a conservé ce nom, pour être un lieu de réceptions solennelles. Ce fut l’amin El Hadj Abdesselem El Mokri, père du vizir actuel qui conduisit les travaux.

Quelques années après, Moulay el Hassan commença le palais du Dar Beïda « B » qui fut terminé par son fils Moulay Abdelaziz. Le Dar el Beïda se composait alors du bâtiment « B » et d’un mur de clôture renfermant les parterres et les bâtiments « A ». Adossé au mur nord-ouest se trouvait le pavillon de Moulay Slimane. On doit aussi à Moulay el Hassan la construction du bâtiment isolé « L » situé sur la séguia.

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Dar Batha. Cliché anonyme vers 1915

Dar Batha

Dar Batha. Vue générale. Mars 1922

Pour protéger le harem du Sultan

Mais le Dar el Beïda était trop éloigné du Dar-el-Maghzen et les jardins de Bou Djeloud étaient trop découverts pour que le harem chérifien pût s’y rendre facilement à l’abri des regards indiscrets. C’est pourquoi Moulay el Hassan fit édifier le mur « S.T. » qui borde l’avenue de Bou Djeloud plus connue sous le nom d’avenue des Français et après fermeture de toutes les portes (Bab Dekaken, etc .) qui donnent devant l’entrée de Dar-el-Maghzen, ce qui interrompait momentanément la circulation, les femmes du Sultan arrivaient invisibles à l’extrémité ouest des jardins de Bou Djeloud et pouvaient se rendre en toute sécurité au Palais de Dar el Beïda.

Comme il n’y a plus aujourd’hui de harem à se rendre du Dar-el-Maghzen à Dar el Beïda, le haut mur de Moulay el Hassan n’a plus sa raison d’être ; comme on peut s’en rendre compte, ce mur, de création récente, encerclant au nord le jardin de Bou Djeloud et n’ayant aucun caractère artistique, pourrait être arasé (ou au moins dérasé de quelques mètres) et la vue se reposerait plus agréablement sur les délicieux jardins de Bou Djeloud.

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Cliché Joseph Bouhsira, vers 1920. À droite les tours de Bab Dekkaken. Les murailles de Fès Jdid étaient percées d’une petite porte donnant accès à la route qui conduit à Bab Dekkaken et au Dar el Maghzen et de l’autre côté vers Boujeloud et la médina de Fès. C’est ce trajet, avenue de Bou Djeloud, qu’il fallait protéger. Au centre l’oued Fès.

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En droite et en haut, on distingue le mur que Moulay el Hassan a fait édifier à droite de l’avenue de Bou Djeloud ou avenue des Français.

Moulay Hafid agrandit le Dar el Beïda des deux ailes « a.b. » et « c.d. » et de la façade « a.c. » rasant le pavillon « M » de Moulay Slimane. La porte « O » est l’œuvre du commandeur Campini. Deux médaillons en plâtre, placés de chaque côté de la baie portent l’inscription suivante « Cet édifice a été commandé par le Prince des Croyants, notre seigneur Abd el Hafid – Dieu protège son règne – en l’année 1330. (1911-1912).

Une véritable armée d’ouvriers fut employée à réaliser les plans du capricieux Sultan. Les travaux furent poussés avec une activité  prodigieuse et terminés raconte la légende en moins de 50 jours. Chaque soir, on apportait des sacs de douros pour faire la paie des ouvriers.

Moulay Hafid entreprit également la construction de la mosquée « H » au sud de l’entrée de Bou Djeloud, construction restée inachevée.

Pour compléter ces précieux renseignements sur le Bou Djeloud, nous avons cru utile de nous adresser à Si Driss el Mokri, fils de l’amin El Hadj Abdesselem el Mokri, architecte du Sultan Moulay  el Hassan et de ses fils Moulay Abd-el-Aziz et Moulay el Hafid.

« C’est, en effet mon père, nous déclara le distingué Mothaceb de notre ville, qui avait la direction et la responsabilité financière des travaux du Sultan Moulay el Hassan et de ses successeurs.
Moulay el Hassan avait conçu le grandiose projet de relier le Dar-el-Maghzen au mausolée de Moulay-Idriss et c’est dans cette intention qu’il avait acquis les terrains du Bou Djeloud, de Salagh, de Dar Tazi, de l’Arsat Haouët, de l’Arsat Abdesselem, le riad Merani, c’est à dire tous les terrains et immeubles jusqu’au Medjless el Baladi. Ce grand sultan mourut avant d’avoir réalisé son projet et son fils et successeur, Moulay Abd-el-Aziz, détruisit en partie l’œuvre de son père tant par les dilapidations personnelles que par ses complaisances pour un entourage sans scrupule ».

Le grand-père du sultan actuel fut un grand bâtisseur, en outre du Batha, on lui doit les palais du Parc de Lala Amina et la Makina, où il utilisa les services d’un ancien officier du génie français, le capitaine de Saulty.*

*Cette affirmation est inexacte, le grand père du sultan actuel – en 1950 – est Moulay el Hassan. C’est le grand-père de Moulay el Hassan, Moulay Abderrahmane (1832-1859) qui fit aménager les jardins de Lala Amina contigus au palais vers l’ouest. Dans « Fès une ville de l’Islam » (1905) Henri Gaillard, consul de France à Fès écrit : « les travaux que Moulay el Hassan effectua au Dar-el-Maghzen furent considérables. Presque tous les palais furent réparés et reconstruits, notamment celui de Lala Amina auquel il adjoignit une mosquée privée construite selon ses indications ». Les palais de Lala Amina étaient donc déjà construits.

Le capitaine de Saulty (voir Le lieutenant de Saulty, connu aussi sous le nom d’El Hadj Abderrahmane El Eulj.) effectua l’aménagement au nord du palais d’une vaste place d’armes de plusieurs hectares, le Grand Mechwar. Ce fut le terrain de manœuvres pour l’armée chérifienne et de Saulty avait pour cela détourné légèrement le cours de l’oued Fès.
Quant à la Makina elle fut construite par les italiens, sous la direction du colonel Brigoli et surtout du major Campini, à l’initiative de Moulay el Hassan. Elle a été inaugurée après sept ans de travaux, en 1308 de l’Hégire, soit 1890 … mais de Saulty était mort et enterré, depuis 1879, au cimetière de Bab Mahrouq. Moulay el Hassan n’a donc pas pu utiliser ses services pour construire la Makina.

Le Sultan du redressement

Moulay el Hafid acheva le palais de Dar el Beïda et ainsi que l’assure le comte de Castries, ces travaux furent poussés avec une hâte et une activité fébrile et je puis aujourd’hui vous en révéler les causes : le Sultan Moulay el Hafid avait été appelé « le Sultan du redressement » lorsqu’il succéda à son frère le sultan Abd-el-Aziz dans des conditions qu’il est inutile de rappeler. Pendant les premières années de son règne il y eut effectivement une tentative de redressement, mais les exigences de son entourage – les caïds du sud, auxquels il devait son accession au trône – provoquèrent par leurs exactions, la révolte de Bou Amara et des tribus berbères. L’insolence de ces tribus dépassa toute mesure au point de venir tirer des coups de feu sur le Dar-el-Maghzen.

En présence du danger qui se faisait de plus en plus menaçant chaque jour, Moulay el Hafid fit appel à la France et le 21 mai 1911, le général Moinier venait, avec des colonnes de secours, débloquer Fès assiégée par les tribus révoltées. Un an après c’était la signature du Protectorat avec la France.

Résidence Dar Beida

Dar el Beïda devenu la Résidence de Bou Djeloud après la signature du traité de Protectorat

La fin d’un régime

Tous ces événements avaient convaincu Moulay Hafid de l’épuisement et de la fin d’un régime qu’il avait été impuissant à redresser et dès mars 1911 il avait envoyé à Paris, El Hadj Mohamed el Mokri pour jeter les bases du protectorat. Déjà, à cette époque, Moulay Hafid envisageait « le cas où il céderait le pouvoir par faiblesse ou lassitude » et demandait au gouvernement français de lui assurer la propriété d’un certain nombre d’immeubles et notamment de Bou Djeloud. Les pourparlers pour la conclusion du traité de Protectorat furent suspendus par l’intervention allemande et l’accord signé à Berlin le 14 octobre 1911.

Tout ceci explique la hâte du Sultan d’achever le palais de Dar el Beïda où il espérait faire sa résidence personnelle avec adjonction d’une mosquée, avant la signature du traité de Protectorat. C’est ainsi que les menuisiers travaillant à sa construction n’allant pas, à son gré, assez vite en besogne, il fit prélever dans les palais du Dar-el-Maghzen un certain nombre de portes et divers matériaux.

Mon père, ainsi que je vous l’ai dit plus haut, était chargé de la direction des travaux ; le Sultan venait les visiter fréquemment, il s’intéressait à tout, au coût des matériaux, à la paie et au travail des ouvriers et, chaque jour et chaque semaine, on lui présentait une situation de l’avancement de la construction. Les maalemines étaient payés 2 pesetas hassanis 50 et les manœuvres 2 billiounes. Vous trouverez peut-être ces tarifs très réduits puisque la peseta valait environ 0 fr 65, mais tout était en proportion : on avait 7 petits pains ou 10 œufs pour un billioune, la viande valait de 1 à 2 billiounes le kilogramme, suivant la qualité, un poulet 1 à 1,5 billiounes ; quant à l’huile elle était cotée à 5 ou 6 pesetas la kolla de 10 litres … une charge de 2 madriers ne valait pas plus de 15 à 20 pesetas.

Depuis la signature du traité de Protectorat, l’abdication de Moulay el Hafid, et son départ pour l’Europe de ce Maroc, qu’il ne devait plus revoir vivant, le Dar-el- Beïda est devenu la résidence générale de Bou Djeloud. C’est là que Moulay el Hafid reçut le général Moinier venu, en mai 1911, débloquer Fès. C’est là, le 26 mai 1912, qu’il reçut l’ambassadeur Régnault, en audience de congé et le général Lyautey, nommé Résident Général de France au Maroc.

C’est dans ce palais de Bou Djeloud que le général Lyautey jeta les bases du Maroc moderne. C’est là, après les opérations de pacification qu’il venait se reposer et réfléchir sur les grands projets qui devaient transformer le Moghreb-el-Aqça. C’est dans la résidence de Bou Djeloud que s’est déroulée la plus grande page de l’Histoire du Maroc.

Marcel Bouyon termine son article en écrivant : « enrichi de cette documentation nous avons tenu à revoir la Résidence de Bou Djeloud et, guidé par la note de l’historiographe du Maroc, nous avons fait un pèlerinage aux pavillons des sultans Sidi Mohamed ben Abdallah et Moulay Slimane ; nous avons vu le petit enclos planté d’orangers, le banc et le bassin dont parle de Castries.

Les arbres de Judée sont toujours debout, reverdissant à chaque printemps depuis plus de 160 ans. La noria gémissante et fécondante alimente inlassablement l’Aïn Ghoula « R » dont le pied de la vasque porte des dessins étranges. Nous avons revu le petit kiosque « L » où les souverains défunts venaient écouter les orchestres andalous accroupis sur les parterres zéliggés.

Nous sommes allés revoir le jardin du Maréchal, où tout près de la fontaine – réplique de celle de N’jarine – qu’il avait fait édifier, il venait, tout comme le Sultan Moulay Slimane, se recueillir, à l’abri des indiscrets, dans ces lieux reposants, tout parfumés de jasmins, où le ciel semble se rapprocher de la terre. »

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Vue des jardins et de l’oued les traversant dans la Résidence

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Résidence de Bou Djeloud. Les jardins et la noria

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Résidence de Bou Djeloud. Le kiosque