Image à la une : Sefrou, vue de la route du Fort Prioux. Cliché anonyme, fin des années 1920.

Le Maroc, pour moi, né à Fès en 1947, c’est d’abord Sefrou où nous avons habité de 1949 à 1958. Mon père vient d’être nommé directeur de l’antenne locale de la Compagnie Fasi d’Électricité.  Il a en charge la nouvelle usine électrique, en aval des cascades de l’oued Aggaï et pour mission le développement du réseau électrique de la ville de Sefrou et du village voisin de Bahlil.

Sefrou, « la Cité des Cerises », blottie dans un nid de verdure, est en 1949 une ville de 20 000 habitants environ : 12 000 Musulmans, 7 000 Juifs  et 7 ou 800 Européens, majoritairement Français ; trois quartiers : la médina et le mellah regroupés derrière des murailles rousses et crénelées et la « ville-nouvelle » où habitent la plupart des Européens. On peut rattacher à Sefrou, El-Klâa, gros bourg pittoresque … et peu accueillant, situé à quelques centaines de mètres sur la route du fort Prioux et des cascades : ses habitants sont des maraichers ou les propriétaires des petits jardins cultivés le long de l’oued Aggaï. Toute la ville de Sefrou est à cette époque entourée de magnifiques jardins, sur plus de six mille hectares, qui ont valu à la cité le surnom de « Jardin du Maroc ».

Nous – c’est à dire mes parents et ma sœur cadette, notre frère naîtra en 1950 – habitons d’abord chez Ben Naceur, une maison au bord de l’oued Aggaï, au niveau du pont à l’entrée de Sefrou, au pied des « Escaliers du diable » (Drijat Iblisse), à la jonction de la ville ancienne et de la ville nouvelle.

Lors de la crue de septembre 1950, l’eau monte jusqu’au 1er étage de notre maison !

La maison des « Escaliers du diable »

J’ai peu de souvenirs de cette période où j’aurais appris à parler arabe avec les ouvriers de la Cie Fasi qui viennent à la maison : ils me promènent en poussette le long de l’oued, près de l’ancienne usine électrique. Il ne me reste pas grand-chose de ces premières leçons d’arabe ; mon père a eu plus de chance : il a appris le français à tous les ouvriers … et tous ont parlé français !

La crue nous fait déménager pour une maison située « Piste touristique », au début de la route vers Fès ; cette piste permet de faire le tour de la ville en restant dans les jardins. Nous habitons à l’étage ; un escalier raide, aux marches de hauteurs inégales et recouvertes de mosaïques, conduit dans une grande pièce, haute de plafond, sur laquelle donnent sur trois côtés des pièces ouvertes par des portes à double battant. Nous avons une terrasse où mon père installe un poulailler : poules, coqs plus ou moins agressifs, dindes et même pintades qui s’envolent dans les hauts noyers du jardin et qu’il faut bien souvent tuer au fusil pour les manger ! Une seguïa passe devant la maison et à un âge où nous faisons bateau de tout bois, nous avons à disposition une voie « navigable » moins dangereuse que l’oued …

Sefrou, au début des années 1950, c’est, pour nous enfants, les trajets à travers le mellah et la médina pour accompagner, à pied, notre mère au marché ; les achats quotidiens s’effectuent chez les marchands juifs ou musulmans, aux échoppes bien achalandées.

Bab Mkam dans les années 1950 avec à droite, le café maure, aujourd’hui disparu depuis longtemps

Entrés par la grande porte de Bab Mkam, nous rejoignons, en longeant l’oued Aggaï, le marché aux légumes de Bab  Merbah, de l’autre côté de la médina. Les boutiques étroites du mellah et de l’ancienne médina sont de véritables encyclopédies de marchandises  et on a parfois du mal à repérer le vendeur, pourtant assis en hauteur, mais perdu au milieu de ses articles disposés du sol au plafond : pains de sucre dans leur papier bleu, boîtes de thé, bouteilles d’huile, chandelles et lampes à pétrole (il n’y a pas encore l’électricité dans la majorité des maisons de la médina !), paquets vert-kaki d’allumettes « The Chariot », paquets de pâtes « Famo », pots de miel, sacs remplis de toutes les variétés de légumes secs et de toutes les épices nécessaires à la cuisine, écorces de cannelle, amandes, dattes en vrac, colliers de figues sèches, mais aussi henné en feuilles ou en poudre, rhassoul, savon noir beldi, blocs de savon de Marseille, etc…

Un marchand israélite du mellah

Sur le trajet, une ou deux boutiques débordent d’escargots « boubouch », des petits gris, échappés des sacs ou paniers pendant la nuit et garnissant les portes en bois et les murs des boutiques ce qui n’a pas l’air d’inquiéter le marchand.

Escargots au petit matin

La menthe est vendue à part, par des petits marchands ambulants, sur des étals en bois, ou à même le sol ; des brassées de menthe qui embaument car souvent le vendeur remue les paquets de menthe ou les asperge à la main avec un peu d’eau puisée dans une bassine. En hiver, la menthe, devenue plus rare, voisine avec la « shiba » (absinthe) pour un thé plus tonifiant.

Petit marchand des rues à Sefrou

Juste avant d’arriver à Bab Merbah, il y a les bouchers traditionnels : têtes de chèvres et de moutons au premier plan … à hauteur de nos têtes d’enfants, pieds de bœuf, de veau, poumons, foie, rate ou cœur, et, suspendus par des crochets fixés au plafond, tous les morceaux « nobles » de bœuf, mouton, agneau ou cabri. Une fois les achats effectués notre mère demande aussi des os pour faire la soupe des chiens de chasse de la famille. Enfants, nous essayons de récupérer les osselets des pieds de moutons pour nos jeux ; il faut souvent les « commander » à l’avance … et ensuite les nettoyer et en teinter un ou deux en rouge (mercurochrome) ou en violet (encre violette) avant de pouvoir jouer.

Place de Bab Merbah, avec à gauche le long du rempart les marchands ambulants ; à droite le bâtiment du marché municipal avec ses arcades.

Le marché municipal de Bab Merbah, hors des remparts, est un marché classique avec tous les légumes et fruits qui ne sont que de saison à l’époque ! ; des volailles, encagées et vivantes, attendant sans méfiance le geste du saigneur … mais beaucoup d’acheteurs emportent les poules tenues par les pattes, tête en bas ; des paniers d’œufs beldi ;  quelques étals de poisson que l’on repère à l’odeur et qui ne nous ont pas souvent comme clients. Notre mère préfère acheter la morue séchée et salée (stockfish encore appelé stockafish par les pieds-noirs !), empilée en tas d’un mètre environ, chez les épiciers marocains des magasins installés sous les arcades extérieures du marché. La conservation plus conforme à celle faite à Terre-Neuve (notre famille paternelle est originaire de Saint Pierre et Miquelon) permet de garder le poisson plusieurs mois … même au souk de Sefrou.

Derrière le marché il y a une sorte de « parc de stationnement » (à côté de la fourrière municipale) pour les ânes et mulets qui attendent le retour au bled après le marché. Cet emplacement est d’un accès plus facile que les « fondouqs » de la médina.

Écuries temporaires pour animaux de passage

Des marchands installés autour du marché proposent brochettes et keftas, cuites au charbon de bois sur des qanouns ou des demi fûts métalliques de 200 litres. Les clients sont nombreux pour manger un sandwich dans une demi-kesra et boire un verre de thé à la menthe.

Le marchand d’eau avec sa peau de bique ruisselante et sa clochette nous intrigue ; les imposants berbères de la montagne, avec leur burnous à raies de couleurs et leurs longs turbans blancs, nous impressionnent davantage surtout les jours de souk (le jeudi – souk el-khemis) lorsqu’ils sont groupés autour des artisans des souks des forgerons pour faire fabriquer des socs de charrues ou des menuisiers qui réparent leurs araires. Mais en règle général nous ne sommes pas inquiets lors de nos traversées de la médina. Notre père sillonne la médina en tous sens pour l’électrification et tout le monde sait qui nous sommes.

Souk des forgerons

À l’automne 1953, nous quittons la « piste touristique » pour aller habiter « Dar en-Nahal » (la maison des abeilles), la villa de M. et Mme Cauneille, à la sortie de Sefrou : encore une maison périphérique ! nous sommes la dernière maison de Sefrou, au départ de la route vers El Menzel et El Ouata. La maison existe toujours mais la mosquée Habouna a remplacé le grand jardin et les oliviers centenaires ont été abattus.

Les jours de congés scolaires, nous accompagnons M. Cauneille à son jardin extérieur, à la sortie de Sefrou, sur la route d’El-Menzel, un peu avant le marabout de Sidi Boumediene ; c’est l’occasion de « leçons de choses » sur les cultures maraîchères et il nous initie également aux subtilités de la répartition de l’eau et de sa gestion programmée par rotation dans le temps.

Au retour du jardin, si l’occasion se présente – et c’est souvent ! – nous ramassons sur le chemin des bouses de vache presque sèches que l’on finit de sécher sur la terrasse du garage et qui serviront de combustible pour l’enfumoir à soufflet utilisé pour enfumer les abeilles avant l’inspection des ruches ou la récolte de miel.

Nous avons le droit d’accompagner M. Cauneille, mais un seul enfant à la fois, pour aller collecter le miel. Nous sommes équipés comme de vrais apprentis apiculteurs : masque, gants, élastiques aux poignets et aux chevilles pour éviter que les abeilles ne pénètrent le long de nos bras et de nos jambes. Cela ne suffit pas toujours à nous rassurer…

Une fois les cadres récupérés, nous allons dans un local réservé à l’extraction du miel. Nous assistons à l’ouverture des alvéoles avec le couteau à désoperculer, nous avons alors le droit de tourner la manivelle de la centrifugeuse … avant de repartir avec notre petit pot de miel si nous avons bien « travaillé », c’est à dire, en général, ne pas avoir oublié de bien fermer la porte pour éviter que les abeilles ne viennent récupérer leur bien.

Jardin à la sortie de Sefrou, avec les seguias prêtes pour l’irrigation … quand son tour viendra !

Nous avons, au fond du jardin, un poulailler mais de « pleine terre » celui-là. Mon père mettait des œufs de poules et de dindes à couver dans un frigidaire. Il avait écrit à sa famille à Saint-Pierre et Miquelon qu’au Maroc la chaleur est telle qu’il faut faire couver les œufs dans un frigidaire. En fait, il utilise un vieux frigidaire, sur pied, hors d’usage et a installé à l’intérieur une ampoule électrique qui maintient une température et une hygrométrie constantes : il a fabriqué un incubateur. Bien entendu nous n’avons pas le droit d’ouvrir le « frigo », mais un petit judas dans la porte permet de suivre l’évolution de la couvée. 90% des œufs donnent un poussin.

Dans le jardin autour de la maison, beaucoup de fruitiers : orangers et citronniers des « quatre saisons » sont les plus nombreux, mais il y a aussi une allée bordée de hauts néfliers, des noyers, des grenadiers – avec des grenades « Sefri » à pépins doux ! – et dont nous utilisons les fleurs en forme de vase, après y avoir introduit un bâton d’une dizaine de centimètres, pour fabriquer des pipes, les étamines représentant le tabac ; une treille de différentes variétés de raisins recouvre les allées en croix. Mme Cauneille cultive toutes sortes de fleurs qui ont pour caractéristiques d’être assez peu résistantes aux jeux de ballons et certaines allées nous sont donc interdites !

Il y a également dispersés dans le terrain, plusieurs oliviers centenaires, hauts d’une quinzaine de mètres, aux troncs tortueux, parfois crevassés. La gaulage des olives « au mois 10 » amène une belle animation dans le jardin … que nous devons observer de loin. M. Cauneille a l’habitude en hiver de vider le bac à cendres du poêle à bois au pied d’un olivier creux ; un soir il vient, un peu affolé, chercher mon père : un olivier commence à brûler. La braise mal éteinte a couvé sous la cendre toute la journée et l’olivier a fini par prendre feu ; quelques seaux d’eau et le tuyau d’arrosage permettent de maitriser le début d’incendie. Les dégâts auraient été plus importants si le feu s’était déclaré en pleine nuit.

Au fond du jardin des figuiers de Barbarie, dont nous ne consommons pas beaucoup les fruits mais lorsque nous avons de la toux, notre père nous soigne avec un « médicament Cauneille » : il nous donne le sirop obtenu par la scarification des raquettes des figuiers de Barbarie (appelé en arabe karmous nasrani : figuiers des chrétiens …) et recueilli, après suintement de quelques heures dans un large plat. Thérapeutique efficace dans mes souvenirs, mais peu connue.

Les figuiers de Barbarie au fond du jardin : les seuls végétaux rescapés … peut-être parce que « qui s’y frotte s’y pique » !

Nous sommes, comme je l’ai dit, la dernière maison d’habitation à la sortie de Sefrou, et dans le courant de l’année 1955, notre père a aménagé dans la cave, un abri où nous avons consigne de nous réfugier en cas de troubles ou d’émeutes autour de chez nous. Il a renforcé la porte, que l’on peut bloquer avec une barre métallique ; nos parents ont mis quelques provisions. Nous n’avons jamais utilisé cet abri sauf pour jouer à cache-cache !

En juin 1955, lors d’émeutes dans certaines grandes villes du Maroc, une automitrailleuse stationne pendant 8 jours devant notre portail. Mais Sefrou ne connaît pas de réels troubles, en dehors de quelques manifestations de rues, bruyantes mais sans grande violence. Notre père continue toujours à aller en médina pour son travail et ne se sent jamais menacé ; et nous fréquentons toujours l’école européenne restée ouverte sauf une journée ou deux.

Une anecdote : à cette époque, un dimanche après-midi nous allons à El-Ouata dans une des  fermes des frères Sion chercher des œufs à mettre à couver … dans le frigo. À quelques kilomètres après la sortie de Sefrou, un jeune berger agite un bâton pour nous faire signe de nous arrêter. Notre père n’a pas trop l’intention de stopper mais en ralentissant il aperçoit, couchés dans le fossé, 2 ou 3 hommes armés. Il décide alors de s’arrêter plutôt que de donner l’impression de fuir ; trois hommes sortent du fossé et s’approchent de la 4 C.V. Avec ma sœur et mon frère, à l’arrière, nous ne sommes pas très rassurés. Les soldats expliquent qu’ils sont de l’Armée de libération et, que « comme les gendarmes français », ils contrôlent les voitures et cherchent des armes. Sans doute rassurés par notre allure pacifique, l’absence d’armes, le but de notre promenade et après avoir posé quelques questions, mais sans demander nos papiers ! ils nous laissent repartir. Notre mère et nous, les enfants, aurions préféré rentrer directement à Sefrou mais notre père décide de continuer. Il informe ces néo gendarmes que nous reviendrions avant la fin de l’après-midi. Au retour le berger est toujours là … mais il nous fait signe de passer !!

C’est notre seule implication dans les événements ayant précédé l’indépendance.

Nous sommes, en octobre 1956, confrontés à une situation délicate : lors du détournement par l’Armée de l’Air française, d’un avion parti de Rabat pour Tunis, avec à bord des responsables du F.L.N. algérien, de violentes manifestations éclatent un peu partout au Maroc (et en particulier à Meknès). Notre père vient nous récupérer à l’école et nous traversons la ville en Juva 4, un peu « secouée » en passant au milieu des manifestants, pour rentrer à la maison. Il nous conduit ensuite à Fès chez nos grands-parents où nous passons deux jours … ce qui m’a permis une scolarisation de même durée à l’école Régimbaut ! avant de revenir à Sefrou où notre père était resté.

En 1957, M. et Mme Cauneille vendent leur maison pour rentrer définitivement en France ; nous déménageons pour habiter une année en ville-nouvelle. La villa s’appelle Ty Breizh … signe prémonitoire de mon arrivée à Brest 25 ans plus tard !

Nous habitons en face de l’école européenne ; cette situation « stratégique » fait de notre maison une garderie informelle où les enfants de « colons » attendent certains jours leurs parents en retard pour venir les récupérer.

L’école mixte (filles et garçons) que je fréquente de la maternelle au CM2, est une école à trois classes doubles : maternelle/CP ; CE1/CE2 ; CM1/CM2. Les salles de classe du CE1 au CM2 sont mitoyennes et ouvertes sur un large préau où l’on nous distribue, à chaque récréation vers 1955/56, un verre de lait (en poudre) et un morceau de fromage « orange » (rien à voir avec « l’agent orange » !), une variété de Cheddar, provenant des surplus agricoles que les États-Unis donnent aux « pays sous-développés ».

La salle de classe de l’ancien CM1/CM2

Les élèves sont essentiellement français, quelques Algériens musulmans français, et quelques Marocains, enfants des « notables » locaux. Aucun élève israélite n’est scolarisé avec nous, la majorité d’entre eux  fréquente l’école primaire de l’Alliance Israélite ou l’école Em-Habânim. Il y a, à l’école européenne, entre 100 et 120 élèves répartis dans les trois niveaux. Les locaux scolaires ne sont pas de première fraicheur et le nombre des élèves ne facilite pas le travail des maîtres et maîtresses, même si dans les années cinquante nous sommes assignés à résidence à notre place.

Les enfants de militaires logés au Fort Prioux situé sur les hauteurs de Sefrou, viennent à l’école, une partie de l’année, dans un véhicule à 4 grandes roues, type char-à-bancs, tiré par 2 chevaux, bâché par une toile sur des arceaux (et décapotable dès les beaux jours !), avec deux rangées de bancs, en face à face, qui évoque pour nous les chariots des westerns.

Le fort Prioux dans les années 1950

À la rentrée d’octobre 1954, l’école européenne n’ayant pas pu obtenir les crédits nécessaires à l’agrandissement de ses locaux, fait appel  au Comité de la Communauté israélite, pour installer une classe dans une villa située à proximité du tennis-club (et en face des bureaux de la Cie Fasi d’Électricité) ; je passe une année avec une vingtaine d’enfants de la classe de CE1, dans cette école annexe où nous avons comme instituteur un jeune militaire (Bernard Genuit) venu de France pour faire son service militaire. Nous n’avons pas l’impression d’être dans une « vraie » école : nous sommes les seuls élèves, nous avons un jardin comme cour de récréation et un « instit » plus jeune et moins sévère.

J’ai retrouvé la liste de nos maîtres ou maîtresses : Jean Brethon (également directeur), Maurice Jeannin et son épouse Christiane Jeannin, Bernard Genuit et Jean-Pierre Morvan, tous deux instituteurs militaires appelés, Pierre Requi qui a succédé à M. Brethon comme directeur, Juliette Campos, Simone Créhange, Yvette Rouyer, Joseph Pinna.

Ma réussite à l’examen d’entrée en 6ème  marque notre départ du « village de Sefrou vers la ville de Fès » – les choses ont changé depuis le séjour temporaire en 808 de Moulay Idriss II à Sefrou !- Et sans, comme Colette, comparer Sefrou au paradis terrestre « Sefrou : Le paradis terrestre, à peu près tel que nous l’imaginons, si nous l’imaginons oriental et peuplé, et restreint » (dans Notes marocaines), je peux dire aujourd’hui que mes années « Sefrou » furent de très belles années … et pas seulement parce que « c’était mieux avant ! »

Je reviendrai dans un autre article sur nos jeux à la récréation : billes, noyaux d’abricot, toupie, bouchons, etc. et sur nos sorties et promenades autour de Sefrou.

Aujourd’hui les cigognes veillent sur Dar-en-nahal